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News6 août 2026·6 min

La ZATCA divise par deux le seuil de facturation électronique : 187 500 SAR pour la vague 25

L'autorité fiscale saoudienne fixe les critères de la vague 25 à 187 500 SAR de revenus soumis à la TVA, soit la moitié du seuil de la vague 24, avec une échéance d'intégration à la plateforme Fatoora au 1er février 2027. C'est le périmètre le plus large du programme à ce jour.

L'Autorité saoudienne de la zakat, des impôts et des douanes (ZATCA) a publié les critères de sélection de la vague 25 de la phase d'intégration de son programme de facturation électronique, fixant le seuil à 187 500 SAR de revenus soumis à la TVA — la moitié des 375 000 SAR qui définissaient la vague 24. Les contribuables ayant dépassé ce montant au cours de l'une des années 2022, 2023, 2024 ou 2025 doivent intégrer leurs systèmes de facturation à la plateforme Fatoora avant le 1er février 2027.

Les critères ont été annoncés le 24 juillet 2026, et les orientations sur la préparation se sont poursuivies début août. Il s'agit du seuil le plus bas fixé par le programme depuis le début de la phase 2.

Points clés

  • Seuil : 187 500 SAR de revenus soumis à la TVA, contre 375 000 SAR pour la vague 24
  • Période de référence : les revenus de n'importe laquelle des années 2022, 2023, 2024 ou 2025 placent un contribuable dans le périmètre
  • Échéance d'intégration : 1er février 2027 avec la plateforme Fatoora
  • Notification : la ZATCA notifiera directement les contribuables ciblés et s'engage à un préavis d'au moins six mois pour les vagues suivantes

Détails

La règle de rétrospection est l'élément le plus souvent négligé. Le périmètre est déterminé par les revenus d'une seule année quelconque entre 2022 et 2025 — et non par le chiffre d'affaires actuel. Une entreprise ayant connu une bonne année en 2022 puis décliné depuis reste dans la vague 25. Ce détail fait entrer pour la première fois dans le modèle de compensation une longue traîne de petits cafés, de boutiques, d'indépendants et de prestataires de services.

Les exigences de la phase 2 restent inchangées par rapport aux vagues précédentes. Les entreprises concernées doivent émettre leurs factures au format approuvé UBL 2.1 XML, appliquer un cachet cryptographique et une signature numérique, générer un UUID par facture, intégrer un QR code et se connecter via une API sécurisée — compensation en temps réel pour les factures B2B, déclaration sous 24 heures pour les factures simplifiées B2C. La ZATCA décrit la phase d'intégration comme exigeant des "fonctionnalités supplémentaires" au-delà de la phase 1, incluant l'intégration à la plateforme, la normalisation des formats et l'élargissement des champs de données.

L'autorité inscrit ce déploiement dans le cadre du "développement économique et de la transformation numérique" du Royaume, estimant que la phase 1 a relevé le niveau de protection des consommateurs.

Impact

Chaque vague successive descend d'un cran dans l'échelle des tailles d'entreprise, et la vague 25 est le moment où le programme atteint des structures qui, pour la plupart, n'ont pas de service informatique. Une analyse publiée par VATupdate relève qu'avec plus de 1,7 million de registres de commerce actifs dans le Royaume, la vague 25 constitue la poussée de conformité la plus large de l'histoire de Fatoora.

Pour les entreprises concernées, le problème pratique n'est presque jamais le format de la facture. Il tient au fait que les données de facturation résident à plusieurs endroits — un système de point de vente, un tableur, un logiciel comptable, parfois une conversation WhatsApp — alors que la compensation exige un flux unique faisant autorité. La vague 24, dont l'échéance est passée le 30 juin 2026, a produit un schéma récurrent : des équipes découvrant l'écart quelques semaines avant la date limite plutôt que plusieurs mois avant.

Les dix-huit mois de délai jusqu'à février 2027 sont généreux à l'échelle du programme. C'est aussi la dernière fenêtre confortable : les vagues se succèdent invariablement plus vite que les entreprises visées ne renouvellent leurs systèmes.

Contexte

L'obligation de facturation électronique en Arabie saoudite a débuté avec la phase 1 (génération) en décembre 2021, imposant des factures électroniques conformes dotées d'un QR code. La phase 2 (intégration) a démarré en janvier 2023 avec les plus grands contribuables et se déploie depuis par vagues, chacune abaissant le seuil de revenus. La vague 24, couvrant les entreprises au-dessus de 375 000 SAR, avait pour échéance le 30 juin 2026.

La suite

Les contribuables ciblés recevront une notification directe de la ZATCA. Les entreprises qui pensent être concernées ne devraient pas l'attendre : l'engagement de préavis de six mois porte sur les vagues suivantes, et les candidats à la vague 25 peuvent dès aujourd'hui confronter leurs déclarations de TVA de 2022 à 2025 au seuil.

Si vos données de facturation sont réparties entre des systèmes qui ne communiquent pas, c'est le travail d'intégration qui constitue le chemin critique, pas la paperasse réglementaire. Nous avons traité cet écart dans Le piège de l'ERP : pourquoi un nouvel ERP ne réparera pas vos données, et les exigences pratiques sont détaillées dans notre guide de la facturation électronique. Les équipes sous Odoo reconnaîtront la plupart des points de rupture dans nos notes de terrain de la vague 24.

Si vous souhaitez un second avis sur la capacité de votre socle actuel à compenser vos factures dans les délais, parlons-en — un diagnostic de préparation est une conversation courte, pas un projet.


Source : ZATCA