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● News30 sept. 2026·6 min

Décision 318 du Conseil des ministres : en privatisation, l'ancienneté du salarié transféré est continue et l'entité d'origine paie l'indemnité antérieure sur le dernier salaire

La décision n° 318 du Conseil des ministres saoudien, publiée à Umm Al-Qura le 25 septembre 2026, modifie les règles applicables aux employés et travailleurs des secteurs visés par la transformation et la privatisation : service continu pour l'indemnité de fin de service et les congés, part antérieure au transfert à la charge de l'entité de tutelle sur la base du dernier salaire, le reste à la charge de l'entité d'accueil.

Le 25 septembre 2026, le journal officiel Umm Al-Qura a publié la décision n° 318 du Conseil des ministres du 4/4/1448H, qui modifie les règles relatives au traitement des employés et travailleurs des secteurs visés par la transformation et la privatisation, issues de la décision n° 616 du 20/10/1442H. Le texte tranche une question pour chaque salarié transféré d'une entité publique de tutelle vers l'entité d'accueil : qui paie l'indemnité de fin de service et les congés, et sur quel salaire.

Ce qui change

  • Le service est continu. L'ancienneté du salarié transféré est réputée ininterrompue pour l'indemnité de fin de service et les congés. Le compteur ne repart pas de zéro au transfert.
  • L'entité d'origine paie la période antérieure. L'entité de tutelle (le prédécesseur) supporte l'indemnité et les congés afférents aux années passées chez elle avant le transfert, calculés sur la base du dernier salaire.
  • L'entité d'accueil paie la suite. L'entité vers laquelle le salarié a été transféré (le successeur) supporte l'indemnité et les congés de la période ultérieure, également sur le dernier salaire.
  • Le mécanisme reste à publier. Le conseil d'administration du Centre national de privatisation fixera le mécanisme d'application, après coordination avec les ministères des Finances et des Ressources humaines et du Développement social.
  • Le renvoi au Code du travail disparaît. La mention « conformément à l'article 18 du Code du travail » est supprimée à trois endroits : le paragraphe 3 de l'article 9, et l'alinéa (c) du paragraphe 2 des articles 11 et 20.

Le texte modifié

Le paragraphe 3 de l'article 18 des règles se lit désormais ainsi (traduction) :

« Son service est réputé continu pour l'indemnité de fin de service et les congés. L'entité de tutelle (le prédécesseur) supporte la valeur de l'indemnité de fin de service et des congés pour la période de service passée chez elle avant le transfert, calculée sur la base du dernier salaire ; la valeur de l'indemnité de fin de service et des congés ultérieurs est supportée par l'entité d'accueil (le successeur), calculée sur la base du dernier salaire... »

Pourquoi la suppression du renvoi compte

L'article 18 du Code du travail saoudien traite du changement de propriétaire : les contrats restent en vigueur et le service se poursuit, tandis que les droits du salarié pour la période antérieure, dont l'indemnité de fin de service « réputée due à la date du transfert de propriété », relèvent de la responsabilité solidaire du prédécesseur et du successeur. Le nouveau texte ne renvoie plus à cette règle. Il désigne qui paie chaque part et retient comme base le dernier salaire, et non le salaire à la date du transfert. Le quotidien Okaz y lit que le salarié profite ainsi de toute augmentation ou promotion obtenue après le transfert.

Exemple chiffré

Un salarié a passé 4 ans dans l'entité de tutelle puis 3 ans dans l'entité d'accueil. Son dernier salaire effectif est de 10 000 SAR et l'employeur met fin au contrat (article 84) :

MéthodeCalculIndemnité
7 ans de service continu5 ans à un demi-mois + 2 ans à un mois entier45 000 SAR
Si le service avait été coupé au transfert4 ans à un demi-mois + 3 ans à un demi-mois35 000 SAR

La continuité vaut ici 10 000 SAR, car les sixième et septième années donnent droit à un mois entier au lieu d'un demi-mois. En cas de démission, l'enjeu est plus fort encore, puisque les fractions de l'article 85 augmentent avec l'ancienneté. La répartition du total entre prédécesseur et successeur, au prorata du temps ou par tranche d'ancienneté, est renvoyée au mécanisme attendu du Centre national de privatisation.

Les congés suivent la même logique : le congé annuel est de 21 jours, porté à 30 jours après cinq années consécutives (article 109). Avec la continuité, le salarié de l'exemple atteint le palier de 30 jours dès sa deuxième année chez le successeur.

Que faire maintenant


Source : Umm Al-Qura, décision du Conseil des ministres n° 318 du 4/4/1448H