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News30 août 2026·6 min

Saoudisation comptable : 50 % au 27 octobre 2026

La deuxième phase de la décision ministérielle saoudienne 103108 porte le taux de saoudisation des professions comptables à 50 % au 27 octobre 2026, pour les établissements employant cinq comptables ou plus. Un comptable saoudien n'entre dans le calcul que si trois conditions sont réunies : un intitulé de poste figurant parmi 21 codes, un salaire cotisable GOSI d'au moins 6 000 SAR pour une licence ou 4 500 SAR pour un diplôme, et une accréditation professionnelle SOCPA en cours de validité.

Le taux de saoudisation des professions comptables dans le secteur privé saoudien passe à 50 % le 27 octobre 2026, deuxième phase de la décision ministérielle 103108 du 26 janvier 2025. L'obligation vise tout établissement employant cinq salariés ou plus dans les professions comptables, et le taux se calcule au niveau de l'entité, non au niveau de l'agence.

La première phase — 40 % — est entrée en vigueur le 27 octobre 2025, au terme de la période de grâce de neuf mois qui a suivi la décision. La particularité de la deuxième phase : les établissements qui avaient atteint 40 % de justesse basculeront automatiquement en non-conformité le 27 octobre, sans qu'un seul salarié n'ait changé.

Points clés

  • Le taux est de 50 % de l'effectif total dans les professions comptables au sein de l'entité, à compter du 27 octobre 2026.
  • Champ d'application : les établissements employant cinq comptables ou plus parmi les intitulés visés.
  • 21 codes métiers visés dans le tableau de la décision, du directeur financier (121101) au commis financier (431201).
  • Condition de salaire : un comptable saoudien n'est pas comptabilisé si le salaire déclaré à la GOSI, le salaire cotisable, est inférieur à 6 000 SAR pour une licence ou équivalent, ou à 4 500 SAR pour un diplôme ou équivalent.
  • Condition d'accréditation : un comptable non accrédité par la Saudi Organization for Chartered and Professional Accountants (SOCPA) est totalement exclu du calcul.
  • Indépendant de Nitaqat : la décision et ses sanctions s'appliquent quelle que soit la bande Nitaqat de l'établissement. Une bande verte ne protège de rien.
  • Les cabinets comptables sont exclus de cette décision ; leurs taux relèvent du règlement d'application de la loi sur la profession comptable et d'audit, pris par la décision ministérielle 658 du 14/11/1442H.

Les cinq phases

PhaseDate d'entrée en vigueurTauxÉtablissements concernés
Un27 octobre 202540 %Cinq comptables ou plus
Deux27 octobre 202650 %Cinq comptables ou plus
Trois27 octobre 202760 %Cinq comptables ou plus
Quatre27 octobre 202870 %Cinq comptables ou plus
Cinq27 octobre 202930 %Trois ou quatre comptables, le taux de 70 % restant applicable à partir de cinq

Les professions visées

La décision ne s'adresse pas seulement à ceux qui portent le titre de « comptable ». Elle nomme 21 codes métiers de la classification saoudienne unifiée des professions :

Directeur financier (121101), directeur comptable (121102), directeur de la comptabilité tarifaire (121103), directeur de trésorerie (121104), directeur budgétaire (121105), directeur de l'audit (121106), directeur de l'audit interne (121107), directeur du recouvrement (121113), responsable de trésorerie (121116), comptable analytique (241102), contrôleur financier (241106), auditeur interne (241103), commis à la comptabilité (431101), comptable (241101), spécialiste du budget financier (241107), spécialiste de la comptabilité fiscale (241108), expert-comptable (241105), responsable fiscal (335202), assistant comptable (331301), spécialiste du contrôle des stocks (241109), contrôleur des stocks (331302), commis financier (431201).

La présence du « contrôleur des stocks » et de l'« assistant comptable » sur cette liste signifie que le dénominateur du calcul est plus large que ne le supposent la plupart des directions RH.

L'exemple officiel de calcul

Le guide procédural détaille le cas d'un établissement comptant 23 comptables tous intitulés confondus :

  • Total des comptables : 23
  • Taux exigé en phase deux : 50 %
  • Résultat : 23 × 50 % = 11,5
  • Arrondi à l'entier le plus proche : 12

Un établissement disposant de neuf Saoudiens comptabilisables doit donc remplacer trois comptables non saoudiens par des Saoudiens pour atteindre 12. À noter : le guide arrondit 9,2 à 9 dans son exemple de phase un et 11,5 à 12 dans celui de phase deux — l'arrondi se fait à l'entier le plus proche, et une moitié monte.

Où se produit réellement l'infraction : trois systèmes qui doivent concorder

C'est ce qui distingue cette décision des autres décisions de saoudisation. Un comptable saoudien n'est pas comptabilisé du seul fait qu'il est saoudien et travaille en comptabilité. Trois conditions doivent être réunies simultanément dans trois sources de données différentes :

  1. L'intitulé de poste déclaré à la GOSI doit figurer parmi les 21 codes.
  2. Le salaire cotisable doit atteindre au moins 6 000 SAR pour une licence ou 4 500 SAR pour un diplôme.
  3. L'accréditation professionnelle SOCPA doit être en cours de validité.

Le ministère précise que le contrôle est entièrement automatisé : le système applique la formule aux intitulés de poste enregistrés dans la base de la GOSI, puis vérifie les salaires et l'accréditation professionnelle via l'intégration technique avec les organismes de tutelle.

Conséquence pratique : un établissement peut calculer 52 % sur un tableur et se situer en réalité à 43 %, parce que deux comptables ont laissé expirer leur accréditation et qu'un troisième a un salaire déclaré de 5 800 SAR. Rien dans l'état de paie ne le signale, et l'établissement ne découvre l'écart qu'une fois l'infraction constituée.

Vous pouvez chiffrer l'écart de recrutement dans le calculateur Nitaqat en saisissant 50 comme taux requis — en gardant à l'esprit que le dénominateur est ici constitué des seuls comptables, et non de tout l'effectif. Pour une implémentation en code, les règles propres à cette décision — les tranches de phases, les codes métier et les trois conditions de comptabilisation — figurent dans le moteur de saoudisation comptable en TypeScript, et l'arithmétique Nitaqat, distincte, dans le moteur de l'annexe 1.

Trois pièges classiques

L'intitulé de poste ne sauve pas. Le guide précise que la décision s'applique aux intitulés de poste et au travail réellement effectué par le salarié. Confier les missions d'une profession saoudisée à un salarié non saoudien « directement ou indirectement sous tout autre intitulé de poste » constitue une infraction caractérisée qui déclenche les sanctions.

C'est le taux le plus élevé qui prime. Lorsqu'une profession comptable est visée par une décision antérieure ou postérieure à un taux différent, c'est le taux le plus élevé qui s'applique.

Nitaqat ne suffit pas. La décision s'applique au niveau de l'entité quelle que soit la bande Nitaqat — tout comme la décision de saoudisation à 70 % des métiers de la gestion de projet applicable au 14 février 2027. L'établissement est tenu par les deux dispositifs à la fois, et peut être en bande verte au titre de Nitaqat Motawar tout en enfreignant les deux décisions professionnelles.

Sanctions

En cas de non-respect du taux exigé, les sanctions applicables aux infractions de saoudisation prévues par la décision ministérielle 75913 du 19/05/1445H et la décision ministérielle 44558 du 03/04/1446H s'appliquent, sous réserve des modifications qui leur seraient apportées.

La suite

Les établissements disposent de moins de deux mois avant le 27 octobre. La première étape n'est pas le recrutement mais la réconciliation : extraire les intitulés de poste déclarés à la GOSI, les comparer aux intitulés internes, puis tester chaque comptable saoudien face aux deux planchers salariaux et à son statut d'accréditation. Le chiffre qui sort de cette réconciliation est votre chiffre réel, et il ne correspondra généralement pas au tableur RH.

Le sujet devient alors une question de données plutôt que de recrutement : d'où vient l'intitulé, d'où vient le salaire, d'où vient le statut d'accréditation, et comment lire les trois ensemble avant chaque embauche et chaque démission. Les établissements qui relient leur SIRH et leur paie à la plateforme Qiwa connaissent leur taux avant le ministère, et non après.

Si vous avez besoin que cette réconciliation tourne automatiquement plutôt que sous forme d'un tableur actualisé une fois par trimestre, parlons-en lors d'une séance de diagnostic gratuite — nous passerons en revue vos sources de données et identifierons où les chiffres se cassent.


Source : Ministère saoudien des Ressources humaines et du Développement social — Guide procédural de la décision de saoudisation des professions comptables